09.08.2008

Huguette scandalisée par les propos d’un conseiller municipal … …

Monsieur, Sachez que nous aimons vivre ici.


podcast
huguette.jpgNotre logement, c’est notre richesse, notre bien et ce malgré un aspect extérieur plutôt négligé !

Nous entendons les critiques de ceux qui veulent nous faire partir. Nous préférons notre nid actuel plutôt que votre palais royal enchanteur !

Nous ne voulons pas aller vivre dans des maisons où l’on nous promet un bien être quand nous savons que nous sentirons déraciné(e) s.

Avant toute chose réhabilitez donc nos logements et embauchez un gardien, c’est cela qui est primordial !

Monsieur, en nous déracinant, vous nous enlevez nos repères. Toute réadaptation sera difficile, nous n’avons plus vingt ans ! Tous les hommes sont nés libres et égaux en droit !

Nous avons mandaté nos élus municipaux pour défendre nos droits et vous savez que nous ne pouvons pas intervenir en séance du conseil municipal sous peine de nous faire exclure comme ce fut déjà le cas. Alors Monsieur ! Soyez plus compréhensif ! 

 Huguette

 

19.06.2008

Les comptes fantastiques de Monsieur LEPELTIER

Ce 16 juin, Monsieur le Maire de BOURGES nous a informé avec force images de synthèse de ce qu’il a décidé pour remplacer les centaines de logements sociaux déjà détruits. Il nous a fait part de sa "perplexité" avant de décider la démolition de l‘immeuble de la rue Jean-Rameau. Il persiste à l’appeler « tour », terme volontiers associé au qualificatif : « infernale ». Il faut savoir qu’en architecture, une tour désigne un immeuble de grande hauteur et si selon l'article R122-2 du Code de la construction et de l'habitation, « constitue un immeuble de grande hauteur, [...] tout corps de bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut à 50 mètres pour les immeubles à usage d'habitation [...]. C’est loin d’être le cas pour aucun immeuble à Bourges.jean-rameau - 14.jpg
Les locataires encore en place et qui sont désormais au nombre de onze ont essayé de faire valoir que l’immeuble est loin d’être un « gigantesque taudis », que sa structure est saine, que ses 73 appartements de deux et de trois pièces avec un ascenseur de grande dimension ont été récemment modernisés, que le besoin de logements de ce type est criant, notamment pour les jeunes ménages et les personnes devenues à mobilité réduite, que donc les conditions sont idéales pour faire à peu de frais une résidence intergénérationnelle de qualité.
Ayant dû convenir que sa démonstration imagée avec exagération quant aux dimensions était un peu trop démonstrative, Monsieur le Maire a sorti le grand jeu. Réhabiliter coûterait plus de 60 000 € par appartement et le désamiantage conduirait les locataires à être déplacés… pendant deux ans. Pire que ce qui a été prétendu pour justifier la démolition d’Avaricum !
Or tout cela est inexact. Une réhabilitation à 20 000 € par appartement, c’est déjà pas mal et l’ANRU peut financer dans le cadre d’un PRU jusqu’à 60 000 €. rameau portes - 45.jpgLa preuve qu’il n’y a pas d’amiante dans les immeubles est consultable dans les locaux de Bourges-Habitat. Rue Paul-Gauchery devait être démoli, il y avait donc de l’amiante. Rue Paul-Gauchery n’est plus destinée à être démoli. C’est donc qu’il n’y a plus d’amiante ! Et les autres immeubles de la même époque qui restent en place, ils n’auraient donc pas d’amiante ! Est-ce raisonnable pour un ancien ministre de profiter de son statut pour étayer ses propositions par des informations erronées ? On veut espérer qu’il y a encore de la place pour la réflexion.

07.03.2008

Chers amis du Voisinage

Quand dans notre appartement, nous décidons de faire des travaux, d’aménager une pièce, on discute en famille, on se concerte, on réfléchit ensemble pour examiner ce qui serait le mieux pour améliorer notre lieu de vie, le rendre plus pratique, plus agréable.
Quand on décide de faire des travaux dans notre environnement, voiries, espaces d’agrément ou de stationnement, ne devrait-on pas faire de même ?

Nous qui vivons ici, certains depuis plus de 40 ans, on sait quand même ce qui serait bien, ce qui ne va pas et aussi ce qui doit être conservé.
En centre ville, les commerçants ne sont-ils pas consultés et entendus quantité de fois avant que les décisions soient prises ? Nous, par contre, nous n’avons pas droit à la moindre information quand les travaux sont engagés. C’est comme si nous n’existions pas.

Depuis six mois, et cela devrait encore durer quatre mois de plus, nous pataugeons dans un immense chantier sans avoir jamais été consultés. Ferait-on de même avec les riverains de la rue Moyenne ?21297854.jpg

Avant de tirer des plans, on aurait pu se réunir, discuter ensemble, présenter des projets, les corriger ensuite. N’aurait-il pas intéressant que chacun donne son avis ? Réunir la centaine de familles habitant encore sur le côté pair de la rue Gustave-Eiffel, ça n’aurait pas été la mer à boire.
On aurait pu préparer des conclusions en se réunissant d’abord par petits groupes.
Mais là, rien de tout cela. Alors, forcément, il y a des choses qui ne vont pas.

Regardez ces photos : le stationnement mord sur la pelouse. Que va-t-il en rester ? Les promeneurs, les écoliers, les parents avec leurs poussettes, comment vont-ils circuler à pied ? Ils n’étaient donc pas bien ces trottoirs ?1636735565.jpg1782043054.jpg
Entre les n° 38 et 42, à peine de quoi laisser un passage pour les personnes qui y demeurent et ceux qui leur rendent visite.
En voiture, pour accéder de la rue Gustave-Eiffel à la contre-allée ou en sortir, nous serons contraints de rouler jusqu’au bout alors qu’avant, le passage devant le n°36 était commode.

À la place de l’esplanade, serait prévue une piste cyclable sur le terre-plein central. Les bancs publics ?
Où seront-ils ? En reverrons-nous ?

Chers amis du voisinage, que pensez-vous de tout ce remue-ménage qui est évalué quand même à 1 809 000 € d’argent public ?
N’y avait-il pas mieux à faire ?
Renée et Pierre EFFA
Bourges le 1 er mars 2008

25.02.2008

Bourges-Habitat se doit de rembourser

Ce n’est pas une vie pour chacun de nous que de devoir régler ses comptes sans arrêt devant un tribunal. Et c’est pourtant ce que nous faisons depuis 7 ans avec l’Office de Bourges. Une honnête négociation n’aurait-elle pas mieux valu ?

Le 22 janvier dernier, le tribunal vient de dire que " l’Office Public BOURGES HABITAT ne remplit pas les conditions lui permettant de récupérer sur les locataires les charges relatives à la rémunération du personnel d’entretien des parties communes, et de sortie des conteneurs. ”.

L’Office a été condamné à rembourser neuf locataires un montant total de 7 295 euros, soit, en moyenne, plus de 800 euros par locataire.
Ceci " avec intérêts au taux légal à compter de l’assignation ”.

Dans son délibéré, le juge précise : " La défense à une action en justice peut dégénérer en abus et donner lieu à dommages et intérêts en cas de malice, de mauvaise foi ou d’erreur grossière …, le caractère récupérable ou non des charges de personnel a déjà été tranché … et a donné lieu notamment à plusieurs condamnations de l’OPAC dans des affaires similaires.… Ce bailleur persiste, en connaissance de cause, à répercuter ces charges sur ses locataires, caractérisant ainsi sa mauvaise foi. "
Chacun des plaignants recevra en plus 207 euros de dommages et intérêts.

Pour vos remboursements, n’hésitez pas à contacter le secrétariat de l’UAL-CLCV avec les régularisations de charges des années 2004, 2005 et 2006 ainsi que les avis d’échéance 2007 et 2008.

Venez nous rejoindre, participez aussi à
l’Assemblée Générale
samedi 15 mars à 15 h
au Hameau de la Fraternité,
29 rue Louise-Michel.

28.05.2007

pour une maison de Babayagas rue Jean-Rameau

1fbae052352e5a5b7e2a9ff0f9f80ade.jpgLa Maison des Babayagas, sera une maison de femmes âgées, solidaires et citoyennes.
Le public visé sera composé de personnes ayant une habitude de vie collective: militantes associatives, etc.
Chaque usagère aura son lieu personnel, (studio ou F2 avec kitchenette et salle d'eau), bien insonorisé où elle continuera à mener sa vie personnelle. De grands locaux collectifs, cafeteria, salle polyvalente, bibliothèque, atelier, laverie, seront à leur disposition ainsi qu'un petit jardin sur le toit. Cette Maison sera voulue par ses initiatrices :

Autogérée : Pleinement autonomes, refusant l'assistanat, les Babayagas gèreront leur maison elles-mêmes, n'acceptant d'aide extérieure que le moins possible et pour palier leurs forces déclinantes.

Solidaire: c'est dans la solidarité de leur vie ensemble qu'elles s'aideront à bien vieillir, les soins du corps - gymnastique, balnéothérapie, massages etc y aidant -
En cas de nécessité, l'aide des divers services oeuvrant au maintien à domicile sera naturellement sollicité. Elles s'aideront aussi à mourir dans le respect et la dignité préservés.

Citoyenne: Loin de s'enfermer en ghetto, les Babayagas seront ouvertes sur la ville en termes de services - soutien scolaire, aide aux jeunes femmes, à celles qui ont des difficultés avec le français, transmission et échanges réciproques de savoirs et de traditions, initiation au SEL(1) etc … sans oublier la culture : concerts, expositions, jours de réception conviviale interculturelle, intergénérationnelle et ... gastronomique. Elles interviendront, selon le choix de chacune, dans la vie associative de la ville. Elles accueilleront, dans la journée, tous ceux et celles qui voudront participer, avec les mêmes aspirations qu'elles, à la vie de la Maison.

Ecologique : La protection phonique et thermique sera garantie par des matériaux écologiques, l'eau chaude fournie par panneaux solaires. Son fonctionnement comportera une gestion rigoureuse de l'eau, des énergies et des déchets.

Ces dames créeront du lien et du bien et œuvreront à la cohésion sociale de leur quartier. Ce faisant, elles inventeront le social ludique. La vieillesse n'est pas forcément un naufrage.f0190d88356764145684d3b1e4c42fd3.jpg

La première de ces maisons réalisée par l’OPHLM sur un terrain municipal ouvrira à …Montreuil (93) pour l’été 2008. Cette réalisation correspond presque mot pour mot à ce que le collectif des locataires de l'immeuble de la rue Jean-Rameau avait imaginé en oppositon à la menace brandie par le Maire de démolir ce cadre de vie.
Faire du 1 rue Jean-Rameau une “Maison de Babayagas”, serait à coup sûr une bien meilleure idée.

Si un projet de ce genre vous intéresse et si vous voulez le soutenir ou y participer, n'hésitez pas à contacter l’UAL-CLCV ou le Comité des Habitants.

1- Un système d'échange local (ou « SEL ») est un système d'échange alternatif, construit à coté du système d'échange économique dominant. Les SEL prennent la forme de réseaux à but non lucratif, implantés localement, et qui permettent à leurs membres de procéder à des échanges de biens ou de services sans avoir recours à la monnaie traditionnelle.

05.03.2007

Bourges- Nord est solidaire de ses amis d’Avaricum

L’UAL-CLCV a déposé au tribunal Administratif d’ORLÉANS une requête pour obtenir l’annulation des permis de démolir les HLM de la Cité Avaricum situés en centre ville. medium_sortie.gif

Deux « sites web » politiques ont réagi. L'un d’eux surtout, « bourges-info.com qui se prétend «interactif, sans propos racistes, outranciers ou blessants inutilement », se distingue particulièrement :

D’emblée ce courageux anonyme (qu’on ne peut donc poursuivre puisqu’il ne donne pas son adresse) se permet de clouer le coupable au pilori : "Le recours sur Avaricum date du 2 février 2007, il vient de l'UAL, l'Union des Locataires de M. DAVID.
Voici les réactions des Internautes, elles sont violentes !"

SÉLECTION DE PERLES ANONYMES :

"Sus aux opposants au projet Avaricum … !

La liste nominative de ces personnes devrait être livrée par la presse …

Comment une poignée d'irresponsables peuvent-ils prendre en otage …
pour privilégier leur 3 pièces ???!!

De telles personnes ne méritent que le mépris du reste de la population, on peut même se demander si elles ne sont pas téléguidées … histoire de … laisser l'exaspération des gens … prendre le dessus dans la population berruyère !!

… deux mots pour résumer une telle attitude : honteux et irresponsable !!

De telles personnes peuvent-elles véritablement se revendiquer berruyer ou berruyère après de tels actes ???
Que ces personnes aillent voir ailleurs…

Il devrait exister des moyens juridiques de passer outre de tels recours…

L'égoÏsme et la suffisance dont font preuve les opposants à ce projet me répugnent…"
"

et ainsi de suite…

QUELQU'UN qui lui, signe de son nom, SAUVE L'HONNEUR :

« Réponse à Marco (E To)
Je ferai remarquer les choses suivantes :
1/ Serge Lepeltier s'était engagé en 2001 à ne pas détruire les immeubles Avaricum.
2/ Raser des bâtiments publics (ce sont des HLM) pour les confier au privé n'est pas forcément une bonne gestion des deniers publics.
3/ Les logements proposés aux locataires déplacés ont des loyers supérieurs, et ça va leur créer des difficultés financières.
3/ Tout le monde (même Marco) a des droits : si des locataires veulent intenter un recours, c'est leur droit, et vous n'avez pas d'autre choix que de le respecter.
4/ Certaines parties de ce commentaire frisent l'incitation à la haine
5/ Deux mots pour qualifier ce commentaire : haineux (ne méritent que le mépris du reste de la population) et injurieux (quelques irresponsables) »


POUR FAIRE APPEL À LA RAISON PLUS QU'À LA PASSION

« La création d’un nouvel espace de stationnement des voitures à proximité de la rue Mirebeau peut légitimement paraître pertinente aux yeux de certains commerçants. Il convient de respecter leur volonté d’élargir le champs de leur clientèle et de la servir toujours mieux.

Pour réaliser cet objectif on a opté pour la solution d’occuper l’emplacement où résident 220 familles au pouvoir d’achat généralement modeste et présumées plus facilement manipulables en raison de leur condition sociale et souvent de leur grand âge.

La démolition des HLM d’Avaricum ne figurait pas au programme municipal. C’était même tout le contraire. La ville de Bourges appartient à ceux qui vivent là autant qu’à tous autres. Leur souffrance doit être reconnue et respectée par tout citoyen de Bourges.

LE RESPECT DES PERSONNES

Le 10 octobre dernier, Madame P… demeurant avenue de Peterborough a écrit aux représentants des locataires élus au conseil d’Administration de l’OPAC : « Dans cette entreprise inhumaine de démolition d’Avaricum où les mieux nantis ont fait la fuite en avant, le sauve-qui-peut, le chacun pour soi, affaiblissant les autres. Mme L…s’est annoncée pour le 17 octobre, accompagnée de l’assistante sociale du CCAS, Mlle A… dont je connais les faux arguments et d’aucun service.
Elles viennent s’entraider pour exercer des pressions de harcèlement. Àgée, en mauvais état, rongée d’arthrose,tassée, cassée, marchant péniblement, très affaiblie, je ne peux plus me déplacer qu’avec l’aide d’une auxiliaire de vie. .…Autrement, je fais avec le service des repas et une aide à domicile une fois par semaine.medium_ImebleFête_Avaric_1.2.jpg
Ce lieu où je suis enracinée depuis 15 ans, que je ne voudrais pas quitter, où je pensais rester jusqu’à la fin de mes jours, je crains de ne pouvoir être en mesure de supporter cela tant au plan physique que financier, un tel bouleversement !…Voudriez vous me dire quels pourraient être mes droits et comment me défendre. …

Ayant subi ou subissant toujours de multiples pressions pour leur faire signer des demandes non désirées de mutation, c’est réellement ce ressentent la plupart des personnes évincées ou en passe de l’être du fait de cette opération immobilière et financière.

LE RESPECT DE LA LOI

Le PRU s’est fixé comme unique objectif de « corriger les déséquilibres existants entre les quartiers prioritaires de la politique de la ville et l’ensemble de la commune ». La disparition d’immeubles situés dans un secteur de la ville, caractérisé par un déficit prononcé du logement social, va à l’encontre des objectifs de mixité de la politique du Renouvellement urbain.

Les logements HLM situés en centre ville devraient rester pour permettre l’accueil d’une partie des familles à reloger du fait de la démolition programmée de 2214 logements HLM avec le souci d’un rééquilibrage de la sociologie urbaine.

Ce souci est-il partagé par les « citoyens responsables » de la rue Mirebeau ?

Prétextant abusivement et contre l’évidence que les logements HLM ne correspondraient plus « aux normes d’habitabilité et de sécurité en vigueur » et que, d’autre part, « le coût de la réhabilitation (serait) incompatible avec les financements mobilisables », l’OPAC et la Mairie prévoient en matière de « rénovation urbaine » un programme en contradiction totale avec les objectifs de la loi du 1er août 2003 qu’ils invoquent.

LE RESPECT DE L'ENVIRONNEMENT

Les huit immeubles constitutifs du site « Avaricum » ont été construits dans le plus strict respect de l’environnement sous la direction d’un architecte éminent (Résidence de France à Madrid, quartier historique de la Balance à Avignon…). medium_avaricum_bat3.jpeg Les façades des sept propriétés de l’OPAC n’ont depuis 1960 fait l’objet d’aucun ravalement et ceci en contravention à la loi qui impose de ravaler tous les dix ans et qui charge le Maire de veiller à ce que cette prescription soit respectée. Cette négligence qui ne date ni d’aujourd’hui ni d’hier à laquelle s’est ajoutée la pollution provoquée par la circulation automobile est à l’origine de l’impression de vétusté .
Moyennant quoi, un observateur objectif et de bonne foi est obligé de convenir que l’élégance du modelé et la légèreté de la forme de ces immeubles qui, restaurés, sont tout à fait digne de cohabiter avec le centre historique et même la rue Mirebeau."

Pierre Effa

03.03.2007

France en son domaine

J’habite depuis six années dans la Tour Jean-Rameau. J’aime ce quartier. Je venais d’une autre ville; alors, au début je ne connaissais personne. Je vais facilement vers les autres. J’aime le contact. Ma première année dans la Tour, pour Noël j’ai offert une boîte de chocolats à mes voisins. Il y avait déjà une bonne ambiance. J’ai entendu parler de l’U.A.L et j’ai décidé d’y aller. J’y ai fait la connaissance de nombreuses personnes du quartier.

Dans mon appartement je m’y sens bien. Là où je suis le plus douée c’est pour la gravure. J’aime créer, c’est ma vie ! Autrefois pour les fêtes, les gens venaient me voir pour passer des commandes, maintenant ils ont moins d’argent. Je grave sur du cristal et sur du verre. J’ai fait une exposition il y a quelques années à Apremont avec Lucien Verdenet un peintre connu. medium_france_A.jpg
Dans la Tour, nous sommes une majorité de femmes. Le combat que nous menons a renforcé notre amitié. Je ne peux imaginer quitter mon appartement et partir d’ici!
Dans ce quartier, je connais les commerçants, la petite épicerie qui est juste au pied de mon logement, la boulangerie, les journaux, j’ai tout ! J’adore le marché du mercredi, ces couleurs, ces saveurs, ces odeurs. Cette tour offre plein de possibilités ! Si la Tour reste, on pourrait y installer la radio. C’est une très belle tour, il suffirait de la repeindre, dehors ! Cela nous a fait très plaisir de voir tout ce monde pour l’exposition " Portes ouvertes sur portes fermées ". Cela a surpris les gens. Plus ils montaient, plus ils découvraient la vue magnifique et la vue sur la plaine du Moulon.

J’ai montré mon logement, les gens étaient étonnés de voir que les appartements étaient comme cela. Ils s’imaginaient trouver quelque chose de laid à l’intérieur comme ils perçoivent l’extérieur.
J’ai mis plusieurs années pour faire l’installation et la décoration de mon appartement. Comment je ferais si je déménageais…Tout recommencer… je ne peux pas y penser. Je suis très bien dans cette tour, et je ne veux pas partir d’ici !

24.12.2006

Mauvaises réponses pour justifier un détestable projet

Le 26 juin dernier, une délégation d’habitants de la rue Jean-Rameau, conduits par le Comité des Habitants et l’UAL-CLCV a enfin été reçue en Mairie.

Q. Pourquoi démolir ?

1- Parce que pas beau et trop haut.
R. Facile à dire, plus difficile à prouver. Partout dans le monde, un urbanisme qui se respecte montre qu’un paysage équilibré et harmonieux est toujours ponctué par des constructions de plus grande hauteur. Quant à son esthétique propre, cet immeuble soutient la comparaison avec n’importe quel autre immeuble du même type à Bourges ou ailleurs.

2- Parce qu’ « on » ne sait pas assurer la sécurité dans une « tour ».
R. L’expérience montre que lorsque l’immeuble était entièrement habité et qu’un gardien était là à demeure et en permanence et assisté d’un personnel pour assurer un entretien régulier des locaux, « on » savait faire.

3- « On » ne sait pas gérer des activités dans une « tour » !
R. Nous ne demandons à la Mairie que de permettre que s’expriment des initiatives associatives ou autres.medium_joëlle.jpg

Q. Quel avenir pour les personnes, notamment les plus âgées qui sont maintenant les plus nombreuses, souvent handicapées et parmi les plus démunies ?
« On » va construire pour ces personnes de nouvelles maisons !

Q. À quel prix de location et pourquoi ne pas conserver ce qui est déjà là, en bon état et qui a déjà été réhabilité ?
C’est plus « intéressant » d’abattre car en cas de démolition, l’emprunt qui a été contracté est intégralement remboursé.

R. L’emprunt contracté pour construire l’immeuble est déjà amorti grâce aux loyers que nous avons payés. La réhabilitation intervenue récemment est gagée par une augmentation supplémentaire des loyers. L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) finance aussi les réhabilitations et de toute façon, l’argent de l’État comme celui de la Ville ou celui des loyers, c’est le nôtre. Cet argent doit être géré par les élus mais au mieux de nos intérêts, nous les citoyens. Il n’est pas exact de prétendre que réhabiliter coûte moins cher. Ou alors, il faut présenter les preuves sincères et honnêtes de cette affirmation. Deux exemples : réhabilitation ILM rte Saint-Michel-ave de Lattre : 17 500 € par logement ; construction de « les Franges des Merlattes : 99 182 € par logement. S’agissant de la rue Jean-Rameau, là comme ailleurs, une « réhabilitation » venait d’être réalisée. Manque seulement, le ravalement des façades, ce qui n’a jamais été entrepris depuis quarante ans… en dépit des prescriptions de la loi.

26.11.2006

Samedi 26 novembre 2006 : le salon des artistes de la Chancellerie

Dès 9 h du matin, une dizaine de volontaires s’affairaient pour que l’immeuble puisse recevoir décemment ses visiteurs de l’après-midi. À 14 h, les artistes se sont installés dans les étages. Peu après les Tambours Portugais ont ouvert l’exposition en fanfare.medium_25_11_2006_-_01.jpg Puis, un public nombreux afflua, des jeunes, des moins jeunes, venus du voisinage mais aussi de partout de toute la ville. Les œuvres exposées ont été vraiment appréciées. La journée s’est terminée chez Éliane qui accueillait tous ceux qui ont participé à la fête, d’une manière ou d’une autre. Elle nous avait mitonné un mangement de luxe avec tout ce qui fallait pour nous régaler et finir la soirée dans la bonne humeur.

04.10.2006

Ils chantent leurs chansons (d'après Boris Vian et Serge Reggiani)


podcast

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps.
J’vais bientôt recevoir
Un courrier de l’office
Très administratif,
J’en ai des idées noires !
Il s’ ra écrit dedans
Qu’ j’ai 6 mois pour partir
Qu’ vous allez démolir
Mon petit logement
C’est pas pour vous fâcher,
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise,
Moi je veux y rester.
J’ai plus d’soixante dix ans
J’suis une vieille locataire
A la santé précaire
. J’me fais bien du tourment
Mes jambes n’ont plus vingt ans
Pour monter les étages
Heureusement pour mon âge,
L’ascenseur est présent
Dans tous nos logements
Vous avez fait refaire
Lumière et sanitaires
Aux normes de maintenant
Pour qu’la tour soit plus gaie
Il suffirait d’refaire
Et ça coût’rait moins cher
Ravalement et volets
Depuis plusieurs matins
J’ai ouvert grand ma porte
Et j’ai lutté d’la sorte
J’ai dit à mes voisins
Refusez d’obéir
Refusez de vous taire
Soyons tous solidaires
Refusons de partir
La tour est bien placée
Elle peut encore servir,
Elle pourrait devenir
Le cœur de not’quartier
Monsieur le président,
Ecoutez not’supplique
Pour un projet unique
Faudrait se rencontrer…

Joëlle

La tour prend garde

podcast



La tour prend garde (bis)
De te laisser abattre
Nous n’avons garde (bis)
De la laisser abattre.
Comment garder, oui (bis)
Cette tour Jean Rameau ?
Il faut convaincre (bis)
Le quartier, les élus.



Sa position est (bis)
La meilleure du quartier
Commerc’ et services (bis)
Sont tous là à ses pieds.
Ses logements peuvent (bis)
Convenir à beaucoup
Agés ou jeunes (bis)
Tous peuv’ en profiter.


La tour résiste (bis)
Et c’est dans l’amitié
Que tout autour (bis)
On va s’organiser.
Par des peintures (bis)
On peut l’améliorer
Et grâce à tous (bis)
On pourrait bien gagner ! !


Joëlle

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