03.08.2007

Fête nationale à la Chancellerie

Le 13 juillet dernier, comme d’habitude depuis l’année 1983 dans les préfabriqués squattés par les associations en quête de locaux collectifs résidentiels, le centre associatif et les associations qui le composent ont contribué à leur manière aux fêtes républicaines. La soirée, ponctuée par le feu d’artifice de la Ville s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant à la satisfaction du public venu nombreux.

28.05.2007

pour une maison de Babayagas rue Jean-Rameau

1fbae052352e5a5b7e2a9ff0f9f80ade.jpgLa Maison des Babayagas, sera une maison de femmes âgées, solidaires et citoyennes.
Le public visé sera composé de personnes ayant une habitude de vie collective: militantes associatives, etc.
Chaque usagère aura son lieu personnel, (studio ou F2 avec kitchenette et salle d'eau), bien insonorisé où elle continuera à mener sa vie personnelle. De grands locaux collectifs, cafeteria, salle polyvalente, bibliothèque, atelier, laverie, seront à leur disposition ainsi qu'un petit jardin sur le toit. Cette Maison sera voulue par ses initiatrices :

Autogérée : Pleinement autonomes, refusant l'assistanat, les Babayagas gèreront leur maison elles-mêmes, n'acceptant d'aide extérieure que le moins possible et pour palier leurs forces déclinantes.

Solidaire: c'est dans la solidarité de leur vie ensemble qu'elles s'aideront à bien vieillir, les soins du corps - gymnastique, balnéothérapie, massages etc y aidant -
En cas de nécessité, l'aide des divers services oeuvrant au maintien à domicile sera naturellement sollicité. Elles s'aideront aussi à mourir dans le respect et la dignité préservés.

Citoyenne: Loin de s'enfermer en ghetto, les Babayagas seront ouvertes sur la ville en termes de services - soutien scolaire, aide aux jeunes femmes, à celles qui ont des difficultés avec le français, transmission et échanges réciproques de savoirs et de traditions, initiation au SEL(1) etc … sans oublier la culture : concerts, expositions, jours de réception conviviale interculturelle, intergénérationnelle et ... gastronomique. Elles interviendront, selon le choix de chacune, dans la vie associative de la ville. Elles accueilleront, dans la journée, tous ceux et celles qui voudront participer, avec les mêmes aspirations qu'elles, à la vie de la Maison.

Ecologique : La protection phonique et thermique sera garantie par des matériaux écologiques, l'eau chaude fournie par panneaux solaires. Son fonctionnement comportera une gestion rigoureuse de l'eau, des énergies et des déchets.

Ces dames créeront du lien et du bien et œuvreront à la cohésion sociale de leur quartier. Ce faisant, elles inventeront le social ludique. La vieillesse n'est pas forcément un naufrage.f0190d88356764145684d3b1e4c42fd3.jpg

La première de ces maisons réalisée par l’OPHLM sur un terrain municipal ouvrira à …Montreuil (93) pour l’été 2008. Cette réalisation correspond presque mot pour mot à ce que le collectif des locataires de l'immeuble de la rue Jean-Rameau avait imaginé en oppositon à la menace brandie par le Maire de démolir ce cadre de vie.
Faire du 1 rue Jean-Rameau une “Maison de Babayagas”, serait à coup sûr une bien meilleure idée.

Si un projet de ce genre vous intéresse et si vous voulez le soutenir ou y participer, n'hésitez pas à contacter l’UAL-CLCV ou le Comité des Habitants.

1- Un système d'échange local (ou « SEL ») est un système d'échange alternatif, construit à coté du système d'échange économique dominant. Les SEL prennent la forme de réseaux à but non lucratif, implantés localement, et qui permettent à leurs membres de procéder à des échanges de biens ou de services sans avoir recours à la monnaie traditionnelle.

05.03.2007

Bourges- Nord est solidaire de ses amis d’Avaricum

L’UAL-CLCV a déposé au tribunal Administratif d’ORLÉANS une requête pour obtenir l’annulation des permis de démolir les HLM de la Cité Avaricum situés en centre ville. medium_sortie.gif

Deux « sites web » politiques ont réagi. L'un d’eux surtout, « bourges-info.com qui se prétend «interactif, sans propos racistes, outranciers ou blessants inutilement », se distingue particulièrement :

D’emblée ce courageux anonyme (qu’on ne peut donc poursuivre puisqu’il ne donne pas son adresse) se permet de clouer le coupable au pilori : "Le recours sur Avaricum date du 2 février 2007, il vient de l'UAL, l'Union des Locataires de M. DAVID.
Voici les réactions des Internautes, elles sont violentes !"

SÉLECTION DE PERLES ANONYMES :

"Sus aux opposants au projet Avaricum … !

La liste nominative de ces personnes devrait être livrée par la presse …

Comment une poignée d'irresponsables peuvent-ils prendre en otage …
pour privilégier leur 3 pièces ???!!

De telles personnes ne méritent que le mépris du reste de la population, on peut même se demander si elles ne sont pas téléguidées … histoire de … laisser l'exaspération des gens … prendre le dessus dans la population berruyère !!

… deux mots pour résumer une telle attitude : honteux et irresponsable !!

De telles personnes peuvent-elles véritablement se revendiquer berruyer ou berruyère après de tels actes ???
Que ces personnes aillent voir ailleurs…

Il devrait exister des moyens juridiques de passer outre de tels recours…

L'égoÏsme et la suffisance dont font preuve les opposants à ce projet me répugnent…"
"

et ainsi de suite…

QUELQU'UN qui lui, signe de son nom, SAUVE L'HONNEUR :

« Réponse à Marco (E To)
Je ferai remarquer les choses suivantes :
1/ Serge Lepeltier s'était engagé en 2001 à ne pas détruire les immeubles Avaricum.
2/ Raser des bâtiments publics (ce sont des HLM) pour les confier au privé n'est pas forcément une bonne gestion des deniers publics.
3/ Les logements proposés aux locataires déplacés ont des loyers supérieurs, et ça va leur créer des difficultés financières.
3/ Tout le monde (même Marco) a des droits : si des locataires veulent intenter un recours, c'est leur droit, et vous n'avez pas d'autre choix que de le respecter.
4/ Certaines parties de ce commentaire frisent l'incitation à la haine
5/ Deux mots pour qualifier ce commentaire : haineux (ne méritent que le mépris du reste de la population) et injurieux (quelques irresponsables) »


POUR FAIRE APPEL À LA RAISON PLUS QU'À LA PASSION

« La création d’un nouvel espace de stationnement des voitures à proximité de la rue Mirebeau peut légitimement paraître pertinente aux yeux de certains commerçants. Il convient de respecter leur volonté d’élargir le champs de leur clientèle et de la servir toujours mieux.

Pour réaliser cet objectif on a opté pour la solution d’occuper l’emplacement où résident 220 familles au pouvoir d’achat généralement modeste et présumées plus facilement manipulables en raison de leur condition sociale et souvent de leur grand âge.

La démolition des HLM d’Avaricum ne figurait pas au programme municipal. C’était même tout le contraire. La ville de Bourges appartient à ceux qui vivent là autant qu’à tous autres. Leur souffrance doit être reconnue et respectée par tout citoyen de Bourges.

LE RESPECT DES PERSONNES

Le 10 octobre dernier, Madame P… demeurant avenue de Peterborough a écrit aux représentants des locataires élus au conseil d’Administration de l’OPAC : « Dans cette entreprise inhumaine de démolition d’Avaricum où les mieux nantis ont fait la fuite en avant, le sauve-qui-peut, le chacun pour soi, affaiblissant les autres. Mme L…s’est annoncée pour le 17 octobre, accompagnée de l’assistante sociale du CCAS, Mlle A… dont je connais les faux arguments et d’aucun service.
Elles viennent s’entraider pour exercer des pressions de harcèlement. Àgée, en mauvais état, rongée d’arthrose,tassée, cassée, marchant péniblement, très affaiblie, je ne peux plus me déplacer qu’avec l’aide d’une auxiliaire de vie. .…Autrement, je fais avec le service des repas et une aide à domicile une fois par semaine.medium_ImebleFête_Avaric_1.2.jpg
Ce lieu où je suis enracinée depuis 15 ans, que je ne voudrais pas quitter, où je pensais rester jusqu’à la fin de mes jours, je crains de ne pouvoir être en mesure de supporter cela tant au plan physique que financier, un tel bouleversement !…Voudriez vous me dire quels pourraient être mes droits et comment me défendre. …

Ayant subi ou subissant toujours de multiples pressions pour leur faire signer des demandes non désirées de mutation, c’est réellement ce ressentent la plupart des personnes évincées ou en passe de l’être du fait de cette opération immobilière et financière.

LE RESPECT DE LA LOI

Le PRU s’est fixé comme unique objectif de « corriger les déséquilibres existants entre les quartiers prioritaires de la politique de la ville et l’ensemble de la commune ». La disparition d’immeubles situés dans un secteur de la ville, caractérisé par un déficit prononcé du logement social, va à l’encontre des objectifs de mixité de la politique du Renouvellement urbain.

Les logements HLM situés en centre ville devraient rester pour permettre l’accueil d’une partie des familles à reloger du fait de la démolition programmée de 2214 logements HLM avec le souci d’un rééquilibrage de la sociologie urbaine.

Ce souci est-il partagé par les « citoyens responsables » de la rue Mirebeau ?

Prétextant abusivement et contre l’évidence que les logements HLM ne correspondraient plus « aux normes d’habitabilité et de sécurité en vigueur » et que, d’autre part, « le coût de la réhabilitation (serait) incompatible avec les financements mobilisables », l’OPAC et la Mairie prévoient en matière de « rénovation urbaine » un programme en contradiction totale avec les objectifs de la loi du 1er août 2003 qu’ils invoquent.

LE RESPECT DE L'ENVIRONNEMENT

Les huit immeubles constitutifs du site « Avaricum » ont été construits dans le plus strict respect de l’environnement sous la direction d’un architecte éminent (Résidence de France à Madrid, quartier historique de la Balance à Avignon…). medium_avaricum_bat3.jpeg Les façades des sept propriétés de l’OPAC n’ont depuis 1960 fait l’objet d’aucun ravalement et ceci en contravention à la loi qui impose de ravaler tous les dix ans et qui charge le Maire de veiller à ce que cette prescription soit respectée. Cette négligence qui ne date ni d’aujourd’hui ni d’hier à laquelle s’est ajoutée la pollution provoquée par la circulation automobile est à l’origine de l’impression de vétusté .
Moyennant quoi, un observateur objectif et de bonne foi est obligé de convenir que l’élégance du modelé et la légèreté de la forme de ces immeubles qui, restaurés, sont tout à fait digne de cohabiter avec le centre historique et même la rue Mirebeau."

Pierre Effa

03.03.2007

France en son domaine

J’habite depuis six années dans la Tour Jean-Rameau. J’aime ce quartier. Je venais d’une autre ville; alors, au début je ne connaissais personne. Je vais facilement vers les autres. J’aime le contact. Ma première année dans la Tour, pour Noël j’ai offert une boîte de chocolats à mes voisins. Il y avait déjà une bonne ambiance. J’ai entendu parler de l’U.A.L et j’ai décidé d’y aller. J’y ai fait la connaissance de nombreuses personnes du quartier.

Dans mon appartement je m’y sens bien. Là où je suis le plus douée c’est pour la gravure. J’aime créer, c’est ma vie ! Autrefois pour les fêtes, les gens venaient me voir pour passer des commandes, maintenant ils ont moins d’argent. Je grave sur du cristal et sur du verre. J’ai fait une exposition il y a quelques années à Apremont avec Lucien Verdenet un peintre connu. medium_france_A.jpg
Dans la Tour, nous sommes une majorité de femmes. Le combat que nous menons a renforcé notre amitié. Je ne peux imaginer quitter mon appartement et partir d’ici!
Dans ce quartier, je connais les commerçants, la petite épicerie qui est juste au pied de mon logement, la boulangerie, les journaux, j’ai tout ! J’adore le marché du mercredi, ces couleurs, ces saveurs, ces odeurs. Cette tour offre plein de possibilités ! Si la Tour reste, on pourrait y installer la radio. C’est une très belle tour, il suffirait de la repeindre, dehors ! Cela nous a fait très plaisir de voir tout ce monde pour l’exposition " Portes ouvertes sur portes fermées ". Cela a surpris les gens. Plus ils montaient, plus ils découvraient la vue magnifique et la vue sur la plaine du Moulon.

J’ai montré mon logement, les gens étaient étonnés de voir que les appartements étaient comme cela. Ils s’imaginaient trouver quelque chose de laid à l’intérieur comme ils perçoivent l’extérieur.
J’ai mis plusieurs années pour faire l’installation et la décoration de mon appartement. Comment je ferais si je déménageais…Tout recommencer… je ne peux pas y penser. Je suis très bien dans cette tour, et je ne veux pas partir d’ici !

01.02.2007

lettre ouverte à Monsieur BORLOO

Une Citoyenne s’adresse
à
Monsieur BORLOO
Ministre de la Cohésion Sociale et du Logement


Monsieur BORLOO,

Vous vous trompez et vous gaspillez honteusement les biens de l’État.
Ici, nous ne sommes pas d’accord avec votre loi que trop de gens, mal informés, prennent pour la solution miracle.

Vous prenez l’argent des citoyens pour détruire des logements qui viennent d’être réhabilités : sanitaires neufs, conduites d’eau changées (dont cuivre volé à mesure qu’on déloge), circuits d’électricité refaits, porte d’accès à la salle d’eau modifiée, etc... Il ne manquent qu’huisseries à renouveler, ravalement (jamais fait en plus de 40 ans ) à effectuer, et bien sûr, postes de gardien, actuellement quasiment inexistants, et de personnel d’entretien à mettre en place.

Monsieur BORLOO, vous êtes sûr de vous et vous vous trompez. Car vous connaissez mal ou bien vous ne voulez pas regarder en face les problèmes.
Vous prenez l’argent des citoyens pour les chasser de leur logement, contre leur gré, d’autres citoyens résidant dans des quartiers où, notamment, la création d’emplois apporteraient des solutions.

Monsieur BORLOO, vous gaspillez cet argent en démolitions au lieu de créer des emplois, avec la formation qu’ils nécessitent, en vue de maintenir en état des immeubles qui sont ou seraient réhabilités. Pourquoi ne pas permettre aux plus démunis d’avoir ces services de surveillance et d’entretien dont sont pourvus les lieux d’habitation de style «bon genre».

Monsieur BORLOO, grâce à vous, le Maire de Bourges réduit à l’état de ruine tout un quartier de sa ville et s’apprête à raser, en Centre Ville, 200 logements sociaux salubres, mais jamais réhabilités. Pour faire quoi ? Un centre ville à son goût, où ceux qui possèdent le moins sont moins visibles. En les écartant.
Pour cela, on n’hésite pas à déloger les plus anciens, ceux qui résidaient là depuis 20 ans et plus. De grâce, ne vous moquez pas de nous en parlant du «Maintien à Domicile» des personnes âgées. Il y en a déjà, ici, plusieurs qui sont décédées peu après leur relogement.
Ne nous parlez pas non plus de loger les SDF et tous ceux qui sont écrasés par le prix des loyers. Avec tout ce que vous détruisez, avec tout cet argent jeté par les fenêtres ( comme nos baignoires qu’on venait de changer ), que de logements réhabilités ou neufs vous auriez pu offrir.

Monsieur BORLOO, votre politique, c’est l’entassement à l’horizontale. Fenêtres face à fenêtres, jardinet de pauvre, étaler la ville, accroître transports et pollution.
Les espaces verts larges autour des habitations, l’ensoleillement, la vue sur de vastes horizons, l’économie d’énergie....Qu’en faites-vous ?? ?

Monsieur BORLOO, arrêtez de raisonner comme un riche.Venez nous voir, directement. On vous expliquera. Comme vous ne résidez pas en HLM, sur place, vous comprendrez mieux.

Et peut-être - pourquoi pas ! - changerez vous d’avis et déciderez d’arrêter, enfin, ce massacre que votre Protégé, obstiné dans sa volonté de ne pas entendre, entreprend dans notre bonne ville de Bourges.

Bourges, le 31 Janvier 2007
Renée EFFA