24.10.2007
Mon quartier (de Meryem avec d'autres)
Mon quartier, c’est les Gibjoncs,
Il y a plein de maisons
Quand march’ la télévision,
On entend plein de chansons.
Not’ magasin, c’est Champion,
On y trouve plein de bonbons.
Certains jeunes vont en prison,
Des habitants sont grognons.
Quand des livres nous lisons,
Parfois nous les recopions,
Avec plein de beaux crayons.
Dans les livres, y’a des dragons
Qui mangent des cornichons.
Pour lir’dans notre camion,
Il n’y a pas de mollassons.
Y’a des filles et des garçons,
Qui sont très très mignons.
21:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Allô, allô ? Bonjour !
Je suis " LA TOUR ", solide comme un roc, patrimoine cœur de la Chancell. Fermez l’œil mauvais pour oublier la laideur.
Ne vous fiez pas aux idées reçues qui a dit qu’ici tout est négatif ! Au contraire, je vous le crie : " … ici, il fait bon vivre ! "
Ouvrez grand le bon œil ; vous y verrez une grande plaine " le Moulon " que je surplombe.
L’hiver que c’est beau ce tapis de neige ! L’été vous sentez l’odeur de la cuisine que l’on fait griller sur les barbecues. En toutes les saisons, les bambins y gambadent sous les yeux vigilants de leurs parents. Les maîtres promènent le chien : oui, tout autour du cours d’eau, n’est-ce pas charmant !
Par mes autres versants, je regarde les gens qui s’agitent. Où vont-ils ? Faire des courses chez nos sympathiques commerçants toujours souriants.
Le mercredi c’est une bouffée d’air frais grâce à notre marché. Pas besoin de faire le tour du monde, a lui tout seul, par ses multiples couleurs, ses parfums exotiques, le cotoiement de personnes de toutes cultures, il possède toutes les merveilles de la terre. Maintenant entendez le chant de la " Chancell ". Chant de ceux et de celles qui libèrent de leur cœur, chaleur, respect. C’est le chant de ma doyenne, ma veine, qui ouvre avec ses amies et leur appui d emes autres résidents ont formé une chaîne de solidarité (vous retrouvez l’adjectif solide).
Sans publicité, leur convivialité est concrète en vous offrant une amitié pure et sincère. Avec eux, avec mon quartier, tout comme pour la " fête des voisins ".
Chantez Viva, chantez haut et fort.
Viva, Viva la " Chancell ". Huguette
20:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.08.2007
Comment allons-nous?
COMMENT ALLONS-NOUS ?
Commandité par la ville de Bourges, un état des lieux en matière de santé a été établi sur les territoires de la Chancellerie et des Gibjoncs. À condition de disposer d’un ordinateur avec accès à l’internet et de figurer sur le carnet d’adresse du « Contrat Urbain de Cohésion Sociale », il est possible enfin de savoir quel est notre état de santé.
S’agissant de nos ENFANTS de moins de 11 ans,
l’attention s’est portée sur le comportement à l’école et dans le voisinage ainsi que sur le sommeil. Les enquêtrices pointent une augmentation de la violence des enfants et des difficultés d’ordre éducatif, culturel et social. Les troubles du comportement des enfants de 6 ans sont plus élevés entre 1995 et 2000 sur les quartiers politiques de la ville (18,5%) par rapport à Bourges (14,1%) ou au Cher (10,3). Ils ont cependant fortement baissé depuis 2000.
L’obésité, provoquée par une alimentation déséquilibrée est plus importante sur les Gibjoncs que sur la Chancellerie, quelles que soient les années et plus fréquente chez les garçons que chez les filles.
Nous méconnaissons les ressources d’accès à la prévention pour la santé des enfants Les familles les plus démunies éprouvent des difficultés à travailler sur du long terme.
Les professionnels manquent de disponibilité. Les délais d’attente sont trop importants (entre 8 mois et 1 an) notamment pour déclencher un accompagnement social et éducatif suite à une indication.
S’agissant de nos ADOLESCENTS et de nos jeunes (12-25 ans),
la santé ne serait pas prioritaire. En général, un certain nombre de thématiques santé paraissent ignorées voire négligées. Les « acteurs de terrain » pointent des manifestations de violences, de drogues, de stress chez les jeunes pouvant être liées à leur environnement social, au chômage, à leur difficulté de se projeter vers l’avenir ou au manque de soutien et de relais dans leur milieu familial.
Auprès des ADULTES,
des troubles alimentaires, notamment le diabète ont été relevés ainsi que la perte du plaisir de manger. Ce phénomène se voit moins chez les familles d’origine étrangère. Du fait de la précarité et des difficultés financières, les parents se privent, pour donner à manger aux enfants. Les personnes âgées souffrent souvent de dénutrition.
Des accidents domestiques (brûlures) considérés comme des « petits bobos » et souvent négligés provoquent parfois des problèmes dermatologiques assez graves.

Notre SANTÉ MENTALE (au sens large) et notre moral seraient en lien avec les situations de chômage et avec les conditions de vie.
Les mauvaises conditions de l’habitat sont le plus souvent liées à une détérioration de la situation sociale et sanitaire de ses occupants vice-versa. Les déménagements dus au Plan de Renouvellement Urbain ont participé très fortement à une perte de repère de la part des habitants ; les départs de certaines personnes, les démolitions etc., ont participé aussi à « casser l’animation sociale qui existait sur le quartier.
Les professionnels de la santé mentale expliquent avoir observé des troubles psychologiques, surtout chez les personnes issues de l’immigration pouvant être liés au processus déclenché par le PRU. Les professionnels constatent par ailleurs un non-entretien de l’habitat collectif, des entrées non nettoyées, un manque d’isolation phonique qui n’arrange pas les relations de voisinage, des blattes et un non-ramassage des poubelles.
Les personnes souffrant des troubles psychiatriques ou psychologiques rencontrent parfois des difficultés de vie collective pour elles-mêmes ou leur voisinage. D’après les professionnels, cette problématique n’est pas suffisamment prise en charge à travers la mise en place des moyens adéquats, soit pour un maintien à domicile correct, soit par l’ouverture sur le quartier de structures adaptées permettant l’épanouissement de la personne souffrant de troubles et de son entourage.
09:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fête nationale à la Chancellerie
Le 13 juillet dernier, comme d’habitude depuis l’année 1983 dans les préfabriqués squattés par les associations en quête de locaux collectifs résidentiels, le centre associatif et les associations qui le composent ont contribué à leur manière aux fêtes républicaines. La soirée, ponctuée par le feu d’artifice de la Ville s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant à la satisfaction du public venu nombreux.
07:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.05.2007
pour une maison de Babayagas rue Jean-Rameau
La Maison des Babayagas, sera une maison de femmes âgées, solidaires et citoyennes.
Le public visé sera composé de personnes ayant une habitude de vie collective: militantes associatives, etc.
Chaque usagère aura son lieu personnel, (studio ou F2 avec kitchenette et salle d'eau), bien insonorisé où elle continuera à mener sa vie personnelle. De grands locaux collectifs, cafeteria, salle polyvalente, bibliothèque, atelier, laverie, seront à leur disposition ainsi qu'un petit jardin sur le toit. Cette Maison sera voulue par ses initiatrices :
Autogérée : Pleinement autonomes, refusant l'assistanat, les Babayagas gèreront leur maison elles-mêmes, n'acceptant d'aide extérieure que le moins possible et pour palier leurs forces déclinantes.
Solidaire: c'est dans la solidarité de leur vie ensemble qu'elles s'aideront à bien vieillir, les soins du corps - gymnastique, balnéothérapie, massages etc y aidant -
En cas de nécessité, l'aide des divers services oeuvrant au maintien à domicile sera naturellement sollicité. Elles s'aideront aussi à mourir dans le respect et la dignité préservés.
Citoyenne: Loin de s'enfermer en ghetto, les Babayagas seront ouvertes sur la ville en termes de services - soutien scolaire, aide aux jeunes femmes, à celles qui ont des difficultés avec le français, transmission et échanges réciproques de savoirs et de traditions, initiation au SEL(1) etc … sans oublier la culture : concerts, expositions, jours de réception conviviale interculturelle, intergénérationnelle et ... gastronomique. Elles interviendront, selon le choix de chacune, dans la vie associative de la ville. Elles accueilleront, dans la journée, tous ceux et celles qui voudront participer, avec les mêmes aspirations qu'elles, à la vie de la Maison.
Ecologique : La protection phonique et thermique sera garantie par des matériaux écologiques, l'eau chaude fournie par panneaux solaires. Son fonctionnement comportera une gestion rigoureuse de l'eau, des énergies et des déchets.
Ces dames créeront du lien et du bien et œuvreront à la cohésion sociale de leur quartier. Ce faisant, elles inventeront le social ludique. La vieillesse n'est pas forcément un naufrage.
La première de ces maisons réalisée par l’OPHLM sur un terrain municipal ouvrira à …Montreuil (93) pour l’été 2008. Cette réalisation correspond presque mot pour mot à ce que le collectif des locataires de l'immeuble de la rue Jean-Rameau avait imaginé en oppositon à la menace brandie par le Maire de démolir ce cadre de vie.
Faire du 1 rue Jean-Rameau une “Maison de Babayagas”, serait à coup sûr une bien meilleure idée.
Si un projet de ce genre vous intéresse et si vous voulez le soutenir ou y participer, n'hésitez pas à contacter l’UAL-CLCV ou le Comité des Habitants.
1- Un système d'échange local (ou « SEL ») est un système d'échange alternatif, construit à coté du système d'échange économique dominant. Les SEL prennent la forme de réseaux à but non lucratif, implantés localement, et qui permettent à leurs membres de procéder à des échanges de biens ou de services sans avoir recours à la monnaie traditionnelle.
15:43 Publié dans urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


