19.06.2008
Les comptes fantastiques de Monsieur LEPELTIER
Ce 16 juin, Monsieur le Maire de BOURGES nous a informé avec force images de synthèse de ce qu’il a décidé pour remplacer les centaines de logements sociaux déjà détruits. Il nous a fait part de sa "perplexité" avant de décider la démolition de l‘immeuble de la rue Jean-Rameau. Il persiste à l’appeler « tour », terme volontiers associé au qualificatif : « infernale ». Il faut savoir qu’en architecture, une tour désigne un immeuble de grande hauteur et si selon l'article R122-2 du Code de la construction et de l'habitation, « constitue un immeuble de grande hauteur, [...] tout corps de bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut à 50 mètres pour les immeubles à usage d'habitation [...]. C’est loin d’être le cas pour aucun immeuble à Bourges.
Les locataires encore en place et qui sont désormais au nombre de onze ont essayé de faire valoir que l’immeuble est loin d’être un « gigantesque taudis », que sa structure est saine, que ses 73 appartements de deux et de trois pièces avec un ascenseur de grande dimension ont été récemment modernisés, que le besoin de logements de ce type est criant, notamment pour les jeunes ménages et les personnes devenues à mobilité réduite, que donc les conditions sont idéales pour faire à peu de frais une résidence intergénérationnelle de qualité.
Ayant dû convenir que sa démonstration imagée avec exagération quant aux dimensions était un peu trop démonstrative, Monsieur le Maire a sorti le grand jeu. Réhabiliter coûterait plus de 60 000 € par appartement et le désamiantage conduirait les locataires à être déplacés… pendant deux ans. Pire que ce qui a été prétendu pour justifier la démolition d’Avaricum !
Or tout cela est inexact. Une réhabilitation à 20 000 € par appartement, c’est déjà pas mal et l’ANRU peut financer dans le cadre d’un PRU jusqu’à 60 000 €.
La preuve qu’il n’y a pas d’amiante dans les immeubles est consultable dans les locaux de Bourges-Habitat. Rue Paul-Gauchery devait être démoli, il y avait donc de l’amiante. Rue Paul-Gauchery n’est plus destinée à être démoli. C’est donc qu’il n’y a plus d’amiante ! Et les autres immeubles de la même époque qui restent en place, ils n’auraient donc pas d’amiante ! Est-ce raisonnable pour un ancien ministre de profiter de son statut pour étayer ses propositions par des informations erronées ? On veut espérer qu’il y a encore de la place pour la réflexion.
21:43 Publié dans urbanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Bonjour, je suis une jeune artiste et je travaille sur les bâtiments des zones HLM de Bourges. Dans mes pièces, je cherche à monter les attraits picturaux des immeubles, et d'en montrer la fragilité. Je m'intéresse aux bâtiements que l'on démolit que je met en relation avec les répercutions que cela à sur les habitants, destruction du bâtiment comme symbole de la destruction de l'homme.
J'ai un projet pour lequel j'aurais besoin de "visiter" un immeubles promis à la destruction, entre le moment où les habitants ont du déménager, et le moment où les démolitions vont commencer.
J'ai envoyé un mail au service d'urbanisme de la ville de Bourges pour connaître les futures dates de démolitions des immeubles de la chancellerie, mais évidement, je n'ai pas eu de réponses.
Seriez vous au courant de ces dates?
En tout cas, bravo pour votre site.
marie.giron@gmail.com
Ecrit par : marie | 19.06.2008
LE QUOTIDIEN DE L' APEIS DU CHER
UNE SEMAINE A L ' APEIS DU CHER :
L'ASSOS BOUILLONNE CHAQUE JOUR, LES PASSAGES ET LES ARRETS SONT NOMBREUX, LES DIFFICULTES A SOLUTIONNER AUSSI.
« voilà » :
SUR FOND DE CONVIVIALITE, ENTRE CAFE, BONBONS , BOISONS AU COLAS , BONNE HUMEUR, REPAS PRIS ENSEMBLE, HUMOUR , RIRES , DETENTE, MAIS AUSSI SERIEUX, ECOUTE, PLEURS, LARMES et EMOTIONS, POUVOIR PARLER, APPRENDRE L' ORDINATEUR ET L' UTILISER , REUSSIR , REPRENDRE CONFIANCE EN SOI EN ETANT RECONNU, LES THEMES DE DISCUSSIONS SPONTANNEES SONT NOMBREUX ET VARIEES SANS TABOUS, AVEC TOLERANCE …...
« ET »
CREDITS REVOLVING, DOSSIERS DE SUR- ENDETTEMENT, PETITS BOULOTS, PETITS SALAIRES, FINS DE MOIS DIFFICILES, « FONDS DE SOLIDARITE LOGEMENTS » , DETTES DE LOYERS , ECRITURE DES STATUTS D'UN PROJET DE NOUVELLE « ASSOS » , PROJETS DE « CREATION D' ENTREPRISES », LETTRES DE MOTIVATIONS POUR CONTACTER UN POTENTIEL EMPLOYEUR, CURRICULUM VITAE, CENTRE MEDICO – SOCIAUX, ASSISTANTES SOCIALES, ALIMENTATIONS JOURNALIERES, JE N'AI PLUS D'ARGENT, MA BANQUE M'A POMPE MES ALLOCATIONS MALADIE, « je n'ai plus rien », PROJETS DE PERMIS DE CONDUIRE, FORMATION INFORMATIQUE et INITIATION, CONTACT AVEC DIFFERENTES ADMINISTRATIONS ET AUTORITES,RECHERCHE D'UN LOGEMENT, D'UNE AIDE FINANCIERE.....
« VOICI UN APERCU D'UNE SEMAINE D' ACTIVITES AU SEIN DE L'APEIS , CELA SE REPETE DE 7 JOURS EN 7 JOURS, EN CE DEBUT D ' ANNEE 2009 …. »
MICHEL LHEROT.
Ecrit par : LHEROT | 28.03.2009
Commentaires dans la presse regionale
Petits boulots d'été, pour beaucoup de jeunes, ça peut - être un moyen de se faire connaître d'une entreprise, en espérant trouver là un moyen de mettre un pied dans un milieu professionnel,
OUI, Mais, ces petits boulots peuvent être l'occasion de rencontrer des employeurs, qui ne respectent pas leurs intérimaires jeunes, comme PIERRE qui est venu nous voir à l ' APEIS en ce début de vendredi après midi, le 27 mars . Il nous a montré son contrat de travail sur une base de 35 heures hebdomadaires, travaillées 52heures, heures dont la différence est non payé .
Normal ou ANORMAL ?
Maintenant, il faut mettre ces faits en rapport avec l'accroissement du chômage des jeunes en dessous de 26 ans.
Être jeune aujourd'hui, avec ou sans famille, au niveau de l'emploi c'est « LA GALÈRE ASSURE » !
ET jeunes sans famille et sans emploi c'est « LA RUE ASSURE » .
MICHEL http://www.apeis-du-cher.org
Pour l' emploi , l' Information et la Solidarité Association de chômeurs et de précaires du Cher.
Ecrit par : lherot | 24.05.2009
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