26.12.2007

ZAC Centre de la Chancellerie.

On se réjouissait de voir que figurait dans le projet municipal d’Irène Félix la remise à plat du plan de renouvellement urbain et plus particulièrement la réhabilitation du 1, rue Jean-Rameau.

Nous comprenons mal que, dans ce contexte, le « groupe de l’opposition » lors du Conseil Municipal du 14 décembre ait approuvé le dossier de réalisation de la ZAC Centre de la Chancellerie.

Ce projet prévoit la construction de 137 logements et parmi ceux-ci 81 logements sociaux seulement. Mais ce projet, pour être réalisé suppose la destruction de 488 logements sociaux notamment ceux des rues Jean-Rameau et Paul-Gauchery.

La délibération ne le dit pas, mais elle autorise implicitement la poursuite des démolitions dans ce secteur. Plus de 50 % des logements concernés sont actuellement occupés. Où vont aller les locataires évincés ? Quel sera le montant de leur nouveau loyer ? La délibération ne le dit pas non plus.85b5217e84bce9a9ad77a005b2bcf7c8.jpg

Le14 décembre dernier, le fichier départemental des demandes de logements locatifs sociaux indique pour Bourges le chiffre de 3222 demandes en instance contre 1231 au 31 décembre 2006. Comment satisfaire ces demandes ?

Nous sommes émus par cette incohérence qui nous rappelle ce qui s’est passé en janvier 2001 à la Cité Avaricum. Pour rassurer les locataires, le maire avait démenti toute intention de démolir et promis solennellement d’entreprendre la réhabilitation des immeubles « dès le mois d’octobre », puis dès le mois de mai, confirmé qu’il avait bien l’intention de supprimer ces 220 logements !

Pour le cas de la ZAC Centre de la Chancellerie, nous voulons inscrire cette incohérence au registre des fautes d'inattention.