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03.08.2007
Comment allons-nous?
COMMENT ALLONS-NOUS ?
Commandité par la ville de Bourges, un état des lieux en matière de santé a été établi sur les territoires de la Chancellerie et des Gibjoncs. À condition de disposer d’un ordinateur avec accès à l’internet et de figurer sur le carnet d’adresse du « Contrat Urbain de Cohésion Sociale », il est possible enfin de savoir quel est notre état de santé.
S’agissant de nos ENFANTS de moins de 11 ans,
l’attention s’est portée sur le comportement à l’école et dans le voisinage ainsi que sur le sommeil. Les enquêtrices pointent une augmentation de la violence des enfants et des difficultés d’ordre éducatif, culturel et social. Les troubles du comportement des enfants de 6 ans sont plus élevés entre 1995 et 2000 sur les quartiers politiques de la ville (18,5%) par rapport à Bourges (14,1%) ou au Cher (10,3). Ils ont cependant fortement baissé depuis 2000.
L’obésité, provoquée par une alimentation déséquilibrée est plus importante sur les Gibjoncs que sur la Chancellerie, quelles que soient les années et plus fréquente chez les garçons que chez les filles.
Nous méconnaissons les ressources d’accès à la prévention pour la santé des enfants Les familles les plus démunies éprouvent des difficultés à travailler sur du long terme.
Les professionnels manquent de disponibilité. Les délais d’attente sont trop importants (entre 8 mois et 1 an) notamment pour déclencher un accompagnement social et éducatif suite à une indication.
S’agissant de nos ADOLESCENTS et de nos jeunes (12-25 ans),
la santé ne serait pas prioritaire. En général, un certain nombre de thématiques santé paraissent ignorées voire négligées. Les « acteurs de terrain » pointent des manifestations de violences, de drogues, de stress chez les jeunes pouvant être liées à leur environnement social, au chômage, à leur difficulté de se projeter vers l’avenir ou au manque de soutien et de relais dans leur milieu familial.
Auprès des ADULTES,
des troubles alimentaires, notamment le diabète ont été relevés ainsi que la perte du plaisir de manger. Ce phénomène se voit moins chez les familles d’origine étrangère. Du fait de la précarité et des difficultés financières, les parents se privent, pour donner à manger aux enfants. Les personnes âgées souffrent souvent de dénutrition.
Des accidents domestiques (brûlures) considérés comme des « petits bobos » et souvent négligés provoquent parfois des problèmes dermatologiques assez graves.

Notre SANTÉ MENTALE (au sens large) et notre moral seraient en lien avec les situations de chômage et avec les conditions de vie.
Les mauvaises conditions de l’habitat sont le plus souvent liées à une détérioration de la situation sociale et sanitaire de ses occupants vice-versa. Les déménagements dus au Plan de Renouvellement Urbain ont participé très fortement à une perte de repère de la part des habitants ; les départs de certaines personnes, les démolitions etc., ont participé aussi à « casser l’animation sociale qui existait sur le quartier.
Les professionnels de la santé mentale expliquent avoir observé des troubles psychologiques, surtout chez les personnes issues de l’immigration pouvant être liés au processus déclenché par le PRU. Les professionnels constatent par ailleurs un non-entretien de l’habitat collectif, des entrées non nettoyées, un manque d’isolation phonique qui n’arrange pas les relations de voisinage, des blattes et un non-ramassage des poubelles.
Les personnes souffrant des troubles psychiatriques ou psychologiques rencontrent parfois des difficultés de vie collective pour elles-mêmes ou leur voisinage. D’après les professionnels, cette problématique n’est pas suffisamment prise en charge à travers la mise en place des moyens adéquats, soit pour un maintien à domicile correct, soit par l’ouverture sur le quartier de structures adaptées permettant l’épanouissement de la personne souffrant de troubles et de son entourage.
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Fête nationale à la Chancellerie
Le 13 juillet dernier, comme d’habitude depuis l’année 1983 dans les préfabriqués squattés par les associations en quête de locaux collectifs résidentiels, le centre associatif et les associations qui le composent ont contribué à leur manière aux fêtes républicaines. La soirée, ponctuée par le feu d’artifice de la Ville s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant à la satisfaction du public venu nombreux.
07:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


