24.12.2006

Mauvaises réponses pour justifier un détestable projet

Le 26 juin dernier, une délégation d’habitants de la rue Jean-Rameau, conduits par le Comité des Habitants et l’UAL-CLCV a enfin été reçue en Mairie.

Q. Pourquoi démolir ?

1- Parce que pas beau et trop haut.
R. Facile à dire, plus difficile à prouver. Partout dans le monde, un urbanisme qui se respecte montre qu’un paysage équilibré et harmonieux est toujours ponctué par des constructions de plus grande hauteur. Quant à son esthétique propre, cet immeuble soutient la comparaison avec n’importe quel autre immeuble du même type à Bourges ou ailleurs.

2- Parce qu’ « on » ne sait pas assurer la sécurité dans une « tour ».
R. L’expérience montre que lorsque l’immeuble était entièrement habité et qu’un gardien était là à demeure et en permanence et assisté d’un personnel pour assurer un entretien régulier des locaux, « on » savait faire.

3- « On » ne sait pas gérer des activités dans une « tour » !
R. Nous ne demandons à la Mairie que de permettre que s’expriment des initiatives associatives ou autres.medium_joëlle.jpg

Q. Quel avenir pour les personnes, notamment les plus âgées qui sont maintenant les plus nombreuses, souvent handicapées et parmi les plus démunies ?
« On » va construire pour ces personnes de nouvelles maisons !

Q. À quel prix de location et pourquoi ne pas conserver ce qui est déjà là, en bon état et qui a déjà été réhabilité ?
C’est plus « intéressant » d’abattre car en cas de démolition, l’emprunt qui a été contracté est intégralement remboursé.

R. L’emprunt contracté pour construire l’immeuble est déjà amorti grâce aux loyers que nous avons payés. La réhabilitation intervenue récemment est gagée par une augmentation supplémentaire des loyers. L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) finance aussi les réhabilitations et de toute façon, l’argent de l’État comme celui de la Ville ou celui des loyers, c’est le nôtre. Cet argent doit être géré par les élus mais au mieux de nos intérêts, nous les citoyens. Il n’est pas exact de prétendre que réhabiliter coûte moins cher. Ou alors, il faut présenter les preuves sincères et honnêtes de cette affirmation. Deux exemples : réhabilitation ILM rte Saint-Michel-ave de Lattre : 17 500 € par logement ; construction de « les Franges des Merlattes : 99 182 € par logement. S’agissant de la rue Jean-Rameau, là comme ailleurs, une « réhabilitation » venait d’être réalisée. Manque seulement, le ravalement des façades, ce qui n’a jamais été entrepris depuis quarante ans… en dépit des prescriptions de la loi.

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