23.11.2009

CITOYENS AU QUOTIDIEN AVEC LA CLCV

Carre_couleur-1.jpgConsommation, Logement, Cadre de Vie, association agréée de défense des consommateurs et membre de la Commission Nationale de Concertation, représentée à BOURGES par l’UAL-CLCV se présente à tous les berruyers.

Le samedi 16 janvier 2010, à15 h à la Maison des Associations 26, rue Gambon, salle Jacques-Cœur, M. Christian SAQUET membre du Comité de bassin Loire-Bretagne, Conseiller national CLCV et Président de CLCV Bretagne, donnera une conférence sur tout ce qui concerne la consommation, le logement et le cadre de vie et la défense des consommateurs.

L’extension de l’association à toute la ville et au département ainsi qu’à tous les domaines d’intervention de la Confédération sera mise en place. Le plus large public possible est invité à cette manifestation.

 

28.10.2009

JUSQUES À QUAND… ?

Voici plus d’un mois, une fois de plus, l’UAL-CLCV a souhaité appeler l’attention de l’État sur le comportement de l’office d’HLM de la Ville de Bourges par rapport aux charges locatives. Depuis de très nombreuses années et jusqu’en commission départementale de conciliation, l’UAL-CLCV a essayé en vain à maintes reprises, de faire admettre à l’amiable les contestations formulées par les locataires. Devant le refus systématique de prendre en considération les remarques présentées, nombre d’adhérents ont obtenu que le Tribunal sanctionne ces comportements.

À ce jour, depuis l’année 1999, 173 jugements ont été rendus en leur faveur à propos de la plupart des postes de charges locatives et même de loyers. Le montant des sommes que l’OPH a été condamné à rembourser est actuellement de 146 440,23 €. Comme le souligne le Tribunal dans les décisions qu’il rend, " il est démontré que le bailleur persiste, en connaissance de cause, à répercuter des charges non-récupérables sur ses locataires, caractérisant ainsi sa mauvaise foi ".

Dans son dernier rapport (2007) sur la gestion de l’OPH BOURGES HABITAT la Mission Interministérielle d’Inspection du Logement Social (MIILOS) rappelle que « pour réduire le taux d’effort du locataire, le principal levier reste la maîtrise, voire la diminution des charges et que cet aspect de gestion des organismes contrôlés fait l’objet d’un examen particulier. »

Le rapport cite des exemples de renégociation des contrats d’entretien ou d’étude sur le nettoyage des parties communes comparant le rapport coût/service rendu aux locataires, selon que ce nettoyage est effectué en régie ou par des entreprises extérieures, ou encore lancement d’appels d’offre communs avec un autre organisme d’HLM.

Notre Association demande seulement que cet établissement public respecte la légalité.

S’agissant de la récupération des frais de personnel, de l’entretien des parties communes et de l’enlèvement des déchets, elle a demandé que soit entreprise une étude comparant le rapport coût/service rendu aux locataires selon le mode de gestion du service. Ceci, pour tenir compte de l’injonction de la MIILOS.

Les locataires de Bourges Habitat sont contraints d’entretenir gratuitement les paliers et les montées d’escaliers. Moyennant quoi, leur bailleur leur a fait payer illégalement pour 2008 sur la base de 3,76 € ou 4,63 € (selon le cas) par m2 de surface habitable (+ 8 % par rapport à 2007). À l’Office d’HLM du CHER, pour un service complet, sans participation des locataires, on a payé selon le cas 1,60 € ou 2,93 € en fonction du service réellement rendu sur la base comparable du m2 de surface habitable.

Nous avons suggéré à nos interlocuteurs de se rapprocher de l’Office du CHER qui paraît plus performant sur ce point. Nous pensons que le lancement d’appels d’offres communs serait regardé par les locataires avec le plus grand intérêt. Un récent décret du gouvernement vient au secours des bailleurs mais pas suffisamment pour exonérer Bourges Habitat.

Le silence de la MIILOS et du Préfet donne à penser que l’État semble tolérer que perdurent des désordres dont les locataires de Bourges Habitat sont victimes.

09.08.2008

Huguette scandalisée par les propos d’un conseiller municipal … …

Monsieur, Sachez que nous aimons vivre ici.


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huguette.jpgNotre logement, c’est notre richesse, notre bien et ce malgré un aspect extérieur plutôt négligé !

Nous entendons les critiques de ceux qui veulent nous faire partir. Nous préférons notre nid actuel plutôt que votre palais royal enchanteur !

Nous ne voulons pas aller vivre dans des maisons où l’on nous promet un bien être quand nous savons que nous sentirons déraciné(e) s.

Avant toute chose réhabilitez donc nos logements et embauchez un gardien, c’est cela qui est primordial !

Monsieur, en nous déracinant, vous nous enlevez nos repères. Toute réadaptation sera difficile, nous n’avons plus vingt ans ! Tous les hommes sont nés libres et égaux en droit !

Nous avons mandaté nos élus municipaux pour défendre nos droits et vous savez que nous ne pouvons pas intervenir en séance du conseil municipal sous peine de nous faire exclure comme ce fut déjà le cas. Alors Monsieur ! Soyez plus compréhensif ! 

 Huguette

 

19.06.2008

Les comptes fantastiques de Monsieur LEPELTIER

Ce 16 juin, Monsieur le Maire de BOURGES nous a informé avec force images de synthèse de ce qu’il a décidé pour remplacer les centaines de logements sociaux déjà détruits. Il nous a fait part de sa "perplexité" avant de décider la démolition de l‘immeuble de la rue Jean-Rameau. Il persiste à l’appeler « tour », terme volontiers associé au qualificatif : « infernale ». Il faut savoir qu’en architecture, une tour désigne un immeuble de grande hauteur et si selon l'article R122-2 du Code de la construction et de l'habitation, « constitue un immeuble de grande hauteur, [...] tout corps de bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut à 50 mètres pour les immeubles à usage d'habitation [...]. C’est loin d’être le cas pour aucun immeuble à Bourges.jean-rameau - 14.jpg
Les locataires encore en place et qui sont désormais au nombre de onze ont essayé de faire valoir que l’immeuble est loin d’être un « gigantesque taudis », que sa structure est saine, que ses 73 appartements de deux et de trois pièces avec un ascenseur de grande dimension ont été récemment modernisés, que le besoin de logements de ce type est criant, notamment pour les jeunes ménages et les personnes devenues à mobilité réduite, que donc les conditions sont idéales pour faire à peu de frais une résidence intergénérationnelle de qualité.
Ayant dû convenir que sa démonstration imagée avec exagération quant aux dimensions était un peu trop démonstrative, Monsieur le Maire a sorti le grand jeu. Réhabiliter coûterait plus de 60 000 € par appartement et le désamiantage conduirait les locataires à être déplacés… pendant deux ans. Pire que ce qui a été prétendu pour justifier la démolition d’Avaricum !
Or tout cela est inexact. Une réhabilitation à 20 000 € par appartement, c’est déjà pas mal et l’ANRU peut financer dans le cadre d’un PRU jusqu’à 60 000 €. rameau portes - 45.jpgLa preuve qu’il n’y a pas d’amiante dans les immeubles est consultable dans les locaux de Bourges-Habitat. Rue Paul-Gauchery devait être démoli, il y avait donc de l’amiante. Rue Paul-Gauchery n’est plus destinée à être démoli. C’est donc qu’il n’y a plus d’amiante ! Et les autres immeubles de la même époque qui restent en place, ils n’auraient donc pas d’amiante ! Est-ce raisonnable pour un ancien ministre de profiter de son statut pour étayer ses propositions par des informations erronées ? On veut espérer qu’il y a encore de la place pour la réflexion.

18.06.2008

L'irréductible de l'HLM n°6

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Face à un projet radical d’urbanisme commercial, au coeur même de Bourges, les locataires de six immeubles se sont battus avec solidarité et ténacité.
Pendant quelque temps, j’ai incarné ce combat. Nous avons contesté les décisions du pouvoir local sans aucun a priori politicien. Nous avons oeuvré
en tant que citoyens. Parce que, derrière l’alibi des grandes réunions d’information, il n’y avait eu aucune véritable volonté de dialogue et de prise en considération personnalisée, lorsque les pouvoirs locaux avaient décidé de remplacer les habitants par du business. Parce que nous nous sentions bien dans notre quartier. Parce que nos appartements étaient accueillants et lumineux. Parce que les loyers y étaient vraiment plus modérés que dans les habitations sociales récentes. …
Maintenant le point de non retour a été franchi ; plus personne n’a d’illusions sur l’avenir de nos immeubles. Les moyens d’action sont taris, les pelles des démolisseurs vont triompher.

Après les bagarres de l’été, la longue attente automnale m’a malheureusement rendu quelques loisirs. J’ai pu me rassembler, faire le point. Je n’ai pas envie de pleurer. J’ai plutôt la volonté de léguer à d’autres les acquis de ce combat d’arrière-garde, qui a été honnête à défaut d’être objectif.
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J’aimerais rendre l’expérience utile à ceux qui seront confrontés à de telles situations, les aider à s’insérer plus tôt dans le débat et dans les décisions.

Josseline Bruneau